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{coup de coeur} : découvrez Bibliza

A travers mes différentes publications sur les réseaux sociaux, certains d’entre vous ont pu se rendre compte que j’aimais beaucoup lire. Malheureusement, entre mon travail, les MiniZus, le sport et toutes mes autres passions, je n’ai pas le temps d’en consacrer beaucoup à ce loisir.

Cependant, je dévore les livres par procuration en parcourant les dégustations littéraires de Bibliza, c’est déjà ça !

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je vous fais découvrir cette blogueuse qui déguste les livres comme on dégusterait une boite de chocolats, c’est à dire, à vitesse grand V !

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1 – Peux tu te présenter ?
Passionnée de lecture depuis toute petite, je me souviens toute jeune, dévorer les aventures de Oui-Oui puis du Club des 5. J’ai dirigé ensuite mes études dans ce sens : bac littéraire, fac de lettres et bibliothéconomie. Faute de trouver un emploi dans mon domaine de prédilection, j’ai opté pour un changement radical : à 30 ans, je suis Assistante Maternelle. Mais comme vous vous en doutez, les livres ne sont jamais loin et il ne se passe pas un jour sans qu’un album de Ramos ne soit lu !
Je vis en Bretagne, sur la côte nord, avec mon mari et mon fils. Nous avons quitté la métropole de Rennes il y a trois ans pour une vie plus saine à la campagne avec chat, poules, mouton, bouc et lapin.
Je suis par ailleurs bénévole à la bibliothèque de ma petite commune.
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2- Comment et pourquoi est né Bibliza ?
J’ai créé Bibliza en 2007. Je venais de terminer mes études et un contrat de 6 mois en bibliothèque. J’étais à la fois enthousiaste de mon expérience, et frustrée  de ne pas trouver d’autre poste. Alors pour rebondir, m’est venue l’idée de chroniquer mes lectures pour me forcer à les diversifier. Auparavant, je notais juste les titres lus dans un cahier d’écolier. J’ai donc professionnalisé mon cahier.

Je l’ai d’abord fait pour me souvenir de mes lectures. Certains auteurs que j’aime beaucoup, comme Modiano ou Semprun, ont des romans qui se ressemblent beaucoup et leurs résumés ne m’aident pas toujours à savoir si je les ai lus ou non. Le blog a là son premier rôle de pense-bête, accessible partout depuis mon téléphone. En librairie ou bibliothèque, ça m’a souvent  été très utile !
Ensuite, je prolonge mes lectures en prenant le temps d’écrire la chronique, je réfléchis sur ce que j’en ai retiré, et compare mon avis avec celui des autres, c’est très constructif ! Le livre ne passe pas à la trappe comme on zappe d’une chaîne de tv à une autre. Ecrire me demande de l’attention, de la rigueur et je m’amuse beaucoup !
Et le blog est un bon support pour partager, échanger avec d’autres lecteurs, de mon entourage ou non. Il m’a permis de vivre de belles expériences, de faire de belles rencontres, notamment avec les Swaps que j’organise régulièrement. En effet, avec des lecteurs, nous échangeons des colis contenant un livre, du thé et des petites attentions gourmandes : les retours sont merveilleux ! Le prochain aura lieu au mois de Novembre et aura pour thème…la cuisine !

Depuis peu, Bibliza m’a amenée à lire différemment et même, à devenir relectrice. En effet, de jeunes auteurs me demandent parfois de relire leurs textes avant publication. Je n’en fais pas trop pour le faire bien, mais c’est un challenge vraiment intéressant.

Bref, je m’amuse avec mon blog et essaie toujours de proposer de nouvelles aventures !

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4 – Où trouves-tu tes idées de lecture ?
Etre blogueuse littéraire me permet de découvrir le monde de l’édition sous un autre angle. Aussi, la plupart de mes lectures proviennent de partenariats tissés avec des maisons d’éditions. J’essaie d’affiner ces partenariats en fonction de mes goûts littéraires.  En ce moment par exemple, je suis sous le charme des éditions Charleston et Préludes car toutes deux proposent en majorité des romans feel-good et quelques romans ayant pour trame la Seconde Guerre Mondiale.
Ensuite, cette année, j’ai la chance de  faire partie de deux jurys :  Le livre de Poche et Le Prix Landerneau des Lecteurs. J’ai, par ce biais, découvert des romans, des auteurs, des thèmes, des genres vers lesquels je ne me serai pas tournée d’emblée. Alors, bien sûr, tout ne m’a pas plus, mais j’ai au moins exploré d’autres univers. La découverte, parfois heureuse, parfois moins, est donc au rendez-vous !
Et pour mes lectures vraiment plaisir, je glane des titres à droite et à gauche et fais grossir ma Wish List .
Je me fournis essentiellement en bibliothèques (je suis abonnée à deux !) et dans ma petite librairie indépendante où il fait bon d’y boire un thé (Livres in room à St-Pol-de-Léon, pour ne pas la nommer).

5- Justement, que préfères-tu lire ?
Depuis très longtemps, je suis attirée par la littérature autour de la guerre 39-45 et de la Shoah. Modiano et Semprun ne sont pas mes auteurs préférés pour rien !
Mais j’essaie d’être assez éclectique : les polars de Camilla Lackberg, avec une barre de Daim, sont exquis ; les romans d’Olivier Adam sombres mais beaux.
Je me suis également essayée à la SF, mais je n’ai pas accroché, je suis sûrement passée à côté.
Cet été, la tendance est aux romans feel-good, des romans qui font du bien, des personnages qui s’épanouissent, … Vous avez le bourdon ? Lisez un livre qui vous remontera le moral, comme Les lettres de Rose, de Clarisse Sabard, par exemple.
Mais la magie de la lecture est d’explorer de nouveaux univers, de s’ouvrir au monde et aux autres. L’Homme a besoin de cette fenêtre saine et tranquille, surtout  aujourd’hui où tout va tellement trop vite, trop loin, où l’obscurantisme est toujours trop près. Vraiment, qu’il est bon de prendre le temps de se poser, au coin du feu, dans son jardin, blotti sous une couette, qu’importe, avec un bon roman…et un thé chaud !

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6- Quels sont tes derniers coups de coeur ?
L’année n’est pas encore terminée, mais je pense déjà avoir trois coups de cœur :

Bon, moi qui vous vantais les mérites des lectures feel-good, les deux derniers romans sont assez tristes ! Mais Les lettres de Rose est un bijou à lire de toute urgence ! Ces trois coups de cœurs sont tous différents et ont chacun une âme forte.

7- Si vous deviez n’emporter que trois livres sur une île déserte, quels seraient-ils ?

  •  Alcools, d’Apollinaire pour me délecter  de sa poésie enivrante.
  • L’Oncle Robinson, de Jules Verne, pour m’inspirer de ses techniques de survie en milieu hostile.
  • Un recueil de nouvelles de Roald Dahl, pour garder un peu d’humour !

Cependant, quel enfer de se retrouver sur une île déserte avec seulement trois livres, quand le paradis serait une île-bibliothèque !

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Alors, cette interview vous a plu ? Vous avez aimer découvrir cette blogueuse ?

Faites nous part de vos avis en laissant un commentaire !

{coup de coeur} : Le dragon qui crachait n’importe quoi – Sylvain Zorzin, écrivain jeunesse

Jusque là, les coups de coeur que je vous présentais sur le blog concernaient surtout des entrepreneuses créatives : Kristell, de Chifumi, qui maîtrise l’art de l’origami, Christine,  de Perl@assistante qui maîtrise celui de l’organisation et Agnès, de Les océanides, qui fabrique de jolis bijoux en or éthique.

Et puis, je me suis dit que ce serait intéressant de changer, d’élargir les horizons et de vous proposer de découvrir autre chose…

Aujourd’hui, nous partons donc à la rencontre de Sylvain Zorzin, un écrivain jeunesse. Je l’ai découvert grâce au livre que les enfants adorent : Le dragon qui crachait n’importe quoi (rappelez vous, je vous en avais parlé sur Facebook !).

cover-le-dragon-qui-crachait-nimporte-quoi Le dragon qui crachait n’importe quoi, c’est l’histoire de Bernard, un dragon très costaud, que tous les soldats des environs voulaient trucider. Sauf qu’un beau jour, au lieu de cracher du feu, Bernard se mit à cracher… n’importe quoi !

Le dragon qui crachait n’importe quoi, c’est une histoire drôle, loufoque et pétillante, dont les petits et les plus grands raffolent et ne se lassent pas ! Les textes sont agréables à lire, font beaucoup rire, les pages sont très colorées, les dessins sont amusants et il y a des tonnes d’objets à découvrir, aussi improbables les uns que les autres – ce qui permet, ni vu, ni connu, de faire travailler le vocabulaire des enfants 😉

Les MiniZus ont tellement aimé ce livre que nous l’avons offert à un petit copain lors d’un swap de lecture organisé par le blog de dégustations littéraires Bibliza.  Alors, lisez le vite !

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Allez, assez parlé, je laisse maintenant la parole à Sylvain !

1/ Peux-tu te présenter ?

Bien sûr ! Nom : Zorzin. Prénom : Sylvain (parmi d’autres, mes parents m’en ont donné trois). Je vais me présenter comme « écrivain jeunesse », scribouillon, comme on veut. Voilà cinq ans que certaines de mes histoires sont publiées. Par ailleurs, je suis journaliste, là aussi spécialisé dans la presse jeunesse. Et comme j’ai deux fillettes, on peut dire que les enfants sont mon quotidien !

Dans les coulisses de J'aime Lire Max à Bayard Presse (Montrouge - 92)
Dans les coulisses de J’aime Lire Max à Bayard Presse (Montrouge – 92) , en compagnie de Bernard

2/ Quel est ton parcours ?

Comme je l’ai écrit sur le site du Père Fouettard (l’éditeur du « Dragon qui crachait n’importe quoi »), j’ai eu de l’inspiration en même temps que des enfants ! J’ai toujours aimé écrire, évidemment, mais de lire chaque soir une histoire à mes filles, pendant tellement d’années, c’est ce qui m’a fait comprendre le sens même de ces histoires, la nécessité de cet imaginaire tous azimuts.
Lorsque j’ai proposé ma première histoire en 2011 à la rédaction des « Belles Histoires » (un magazine Bayard Presse pour les 4-6 ans), intitulée « Le Père Noël et la toute petite reine », j’ai eu la chance que ce texte soit accepté. De fil en aiguille, j’ai rencontré des journalistes jeunesse d’une incroyable compétence, qui m’ont permis de peaufiner mon savoir-faire, qui m’ont donné confiance dans mon écriture. Qui n’ont pas hésité à me dire que mes histoires étaient ratées lorsque c’était le cas – car cette sincérité permet vraiment de progresser ! Et comme mon envie de plonger dans l’imaginaire est intacte, je n’ai, depuis, jamais arrêté d’écrire pour les enfants. Pour un enfant, une histoire un peu fofolle est la preuve qu’on a le droit de partir en plein imaginaire. Si des lecteurs rêvent un peu plus grâce à mes histoires, alors j’aurais réussi quelque chose.

3/ Comment est né « Le dragon qui crachait n’importe quoi » ?

D’abord, j’aime beaucoup les dragons. Ensuite, j’adore les parodies, revisiter les personnages traditionnels et les contes (c’est comme ça qu’a été publié « Le nouveau Petit Chaperon rouge » dans le magazine « Mes premiers J’aime lire »).

chaperon_rouge_webEt puis, il y a quelques années, je découvre le livre « Le chevalier qui cherchait ses chaussettes », de Christian Oster (éd. École des loisirs). Je me dis : je veux faire pareil ! J’écris une version longue du « Dragon qui crachait n’importe quoi ». Et un jour, je reçois un coup de fil des éditions Père Fouettard, qui me disent : « On adore votre histoire, mais on en veut un album ! » Je réponds : « Bingo ! » J’avais envoyé ce texte au Père Fouettard, car j’avais vu leur belle production, ils avaient une approche séduisante de leur métier, qui respecte les petits lecteurs. Et comme il s’agissait de mes premiers pas en édition, j’avais envie d’être accompagné dans mon travail d’écriture, ce qui me semblait plus envisageable avec un éditeur indépendant. Entre mes premières phrases et la sortie du livre, il s’est écoulé près de trois ans et demi ! Mais écrire, c’est ça, c’est apprendre la patience, apprendre à être moins pressé. J’ai pu aussi sympathiser avec Brice Follet, l’illustrateur – choisi par le Père Fouettard – qui a su donner tout son pétillant et sa propre malice à l’album. Bref, tout ça, c’est une belle aventure, collective, avec une confiance réciproque et méritée.

4/ Présente-nous tes autres réalisations…

« Le Dragon qui crachait n’importe quoi » est ma seule publication en édition. Étant journaliste, j’ai beaucoup d’affection pour la presse jeunesse, pour cette idée que, chaque mois, un enfant reçoit un nouveau magazine, des histoires chaque fois différentes. Une vingtaine de mes histoires ont été publiées dans des magazines aussi variés que « Tralalire », « Les Belles Histoires », « Pomme d’api », « Mes premiers J’aime lire », « J’aime lire », ou « J’aime lire Max ». C’est-à-dire pour des enfants âgés de 2 à 12 ans. Mais en tant qu’auteur, j’ai une préférence pour les 4-6 ans (parce qu’ils ont encore la tête dans les contes de fées, dans un monde où la poésie est possible) et pour les 9-11 ans, qui s’ouvrent à un humour plus foldingue, au monde, qui apprennent à être autonomes sans nous, leurs parents… mais qui ont encore besoin d’un peu de réconfort de temps en temps !

5/ Ou peut-on trouver ton livre ? Sur quels réseaux sociaux es-tu ?

Mon livre peut se trouver en librairie, ou y être commandé. Il est possible de le commander par Internet, évidemment. Et je pense qu’on le trouvera dans pas mal de médiathèques, de bibliothèques. Quant aux réseaux sociaux, j’ai juste un Facebook « professionnel », où j’annonce mes nouvelles publications. Je peux aussi suivre quelques comptes (celui du Père fouettard, l’actu de quelques blogs littéraires…), et répondre aux messages qui me sont envoyés. Mais cela reste très « informatif » : ce sont mes histoires qui ont quelque chose à raconter, pas moi !

 

Cette interview vous a plu ? J’espère que oui !

Rendez-vous bientôt pour un nouveau coup de coeur !