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{coup de coeur} : Le dragon qui crachait n’importe quoi – Sylvain Zorzin, écrivain jeunesse

Jusque là, les coups de coeur que je vous présentais sur le blog concernaient surtout des entrepreneuses créatives : Kristell, de Chifumi, qui maîtrise l’art de l’origami, Christine,  de Perl@assistante qui maîtrise celui de l’organisation et Agnès, de Les océanides, qui fabrique de jolis bijoux en or éthique.

Et puis, je me suis dit que ce serait intéressant de changer, d’élargir les horizons et de vous proposer de découvrir autre chose…

Aujourd’hui, nous partons donc à la rencontre de Sylvain Zorzin, un écrivain jeunesse. Je l’ai découvert grâce au livre que les enfants adorent : Le dragon qui crachait n’importe quoi (rappelez vous, je vous en avais parlé sur Facebook !).

cover-le-dragon-qui-crachait-nimporte-quoi Le dragon qui crachait n’importe quoi, c’est l’histoire de Bernard, un dragon très costaud, que tous les soldats des environs voulaient trucider. Sauf qu’un beau jour, au lieu de cracher du feu, Bernard se mit à cracher… n’importe quoi !

Le dragon qui crachait n’importe quoi, c’est une histoire drôle, loufoque et pétillante, dont les petits et les plus grands raffolent et ne se lassent pas ! Les textes sont agréables à lire, font beaucoup rire, les pages sont très colorées, les dessins sont amusants et il y a des tonnes d’objets à découvrir, aussi improbables les uns que les autres – ce qui permet, ni vu, ni connu, de faire travailler le vocabulaire des enfants 😉

Les MiniZus ont tellement aimé ce livre que nous l’avons offert à un petit copain lors d’un swap de lecture organisé par le blog de dégustations littéraires Bibliza.  Alors, lisez le vite !

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Allez, assez parlé, je laisse maintenant la parole à Sylvain !

1/ Peux-tu te présenter ?

Bien sûr ! Nom : Zorzin. Prénom : Sylvain (parmi d’autres, mes parents m’en ont donné trois). Je vais me présenter comme « écrivain jeunesse », scribouillon, comme on veut. Voilà cinq ans que certaines de mes histoires sont publiées. Par ailleurs, je suis journaliste, là aussi spécialisé dans la presse jeunesse. Et comme j’ai deux fillettes, on peut dire que les enfants sont mon quotidien !

Dans les coulisses de J'aime Lire Max à Bayard Presse (Montrouge - 92)
Dans les coulisses de J’aime Lire Max à Bayard Presse (Montrouge – 92) , en compagnie de Bernard

2/ Quel est ton parcours ?

Comme je l’ai écrit sur le site du Père Fouettard (l’éditeur du « Dragon qui crachait n’importe quoi »), j’ai eu de l’inspiration en même temps que des enfants ! J’ai toujours aimé écrire, évidemment, mais de lire chaque soir une histoire à mes filles, pendant tellement d’années, c’est ce qui m’a fait comprendre le sens même de ces histoires, la nécessité de cet imaginaire tous azimuts.
Lorsque j’ai proposé ma première histoire en 2011 à la rédaction des « Belles Histoires » (un magazine Bayard Presse pour les 4-6 ans), intitulée « Le Père Noël et la toute petite reine », j’ai eu la chance que ce texte soit accepté. De fil en aiguille, j’ai rencontré des journalistes jeunesse d’une incroyable compétence, qui m’ont permis de peaufiner mon savoir-faire, qui m’ont donné confiance dans mon écriture. Qui n’ont pas hésité à me dire que mes histoires étaient ratées lorsque c’était le cas – car cette sincérité permet vraiment de progresser ! Et comme mon envie de plonger dans l’imaginaire est intacte, je n’ai, depuis, jamais arrêté d’écrire pour les enfants. Pour un enfant, une histoire un peu fofolle est la preuve qu’on a le droit de partir en plein imaginaire. Si des lecteurs rêvent un peu plus grâce à mes histoires, alors j’aurais réussi quelque chose.

3/ Comment est né « Le dragon qui crachait n’importe quoi » ?

D’abord, j’aime beaucoup les dragons. Ensuite, j’adore les parodies, revisiter les personnages traditionnels et les contes (c’est comme ça qu’a été publié « Le nouveau Petit Chaperon rouge » dans le magazine « Mes premiers J’aime lire »).

chaperon_rouge_webEt puis, il y a quelques années, je découvre le livre « Le chevalier qui cherchait ses chaussettes », de Christian Oster (éd. École des loisirs). Je me dis : je veux faire pareil ! J’écris une version longue du « Dragon qui crachait n’importe quoi ». Et un jour, je reçois un coup de fil des éditions Père Fouettard, qui me disent : « On adore votre histoire, mais on en veut un album ! » Je réponds : « Bingo ! » J’avais envoyé ce texte au Père Fouettard, car j’avais vu leur belle production, ils avaient une approche séduisante de leur métier, qui respecte les petits lecteurs. Et comme il s’agissait de mes premiers pas en édition, j’avais envie d’être accompagné dans mon travail d’écriture, ce qui me semblait plus envisageable avec un éditeur indépendant. Entre mes premières phrases et la sortie du livre, il s’est écoulé près de trois ans et demi ! Mais écrire, c’est ça, c’est apprendre la patience, apprendre à être moins pressé. J’ai pu aussi sympathiser avec Brice Follet, l’illustrateur – choisi par le Père Fouettard – qui a su donner tout son pétillant et sa propre malice à l’album. Bref, tout ça, c’est une belle aventure, collective, avec une confiance réciproque et méritée.

4/ Présente-nous tes autres réalisations…

« Le Dragon qui crachait n’importe quoi » est ma seule publication en édition. Étant journaliste, j’ai beaucoup d’affection pour la presse jeunesse, pour cette idée que, chaque mois, un enfant reçoit un nouveau magazine, des histoires chaque fois différentes. Une vingtaine de mes histoires ont été publiées dans des magazines aussi variés que « Tralalire », « Les Belles Histoires », « Pomme d’api », « Mes premiers J’aime lire », « J’aime lire », ou « J’aime lire Max ». C’est-à-dire pour des enfants âgés de 2 à 12 ans. Mais en tant qu’auteur, j’ai une préférence pour les 4-6 ans (parce qu’ils ont encore la tête dans les contes de fées, dans un monde où la poésie est possible) et pour les 9-11 ans, qui s’ouvrent à un humour plus foldingue, au monde, qui apprennent à être autonomes sans nous, leurs parents… mais qui ont encore besoin d’un peu de réconfort de temps en temps !

5/ Ou peut-on trouver ton livre ? Sur quels réseaux sociaux es-tu ?

Mon livre peut se trouver en librairie, ou y être commandé. Il est possible de le commander par Internet, évidemment. Et je pense qu’on le trouvera dans pas mal de médiathèques, de bibliothèques. Quant aux réseaux sociaux, j’ai juste un Facebook « professionnel », où j’annonce mes nouvelles publications. Je peux aussi suivre quelques comptes (celui du Père fouettard, l’actu de quelques blogs littéraires…), et répondre aux messages qui me sont envoyés. Mais cela reste très « informatif » : ce sont mes histoires qui ont quelque chose à raconter, pas moi !

 

Cette interview vous a plu ? J’espère que oui !

Rendez-vous bientôt pour un nouveau coup de coeur !